DEMEURANT A PARIS
M* Allou : Nous ne voulons adresser au témoin qu'une seule question, c'est celle-ci :
Lorsque le Gouverneur de Paris a appelé l'amiral Fourichon au mi nistère de la marine, quels sentiments l'amifal a-t-il trouvés chez le Gouverneur ? y a-t-il eu entrv3 eux un échange de lettres, et l'amiral n'aurait-il pas une lettre du général dans laquelle il lui demande de s'associer à ses efforts?
M. l'amiral Fourichon : J'ai en effet une lettre qu'il m'écrivait à la date dn 5 septembre, et c'est pour en donner connaissance au jury que j'ai désiré être cité.
Je n'ai rien à dire de la Révolution. J'étais dans la mer du Nord, commandant l'escadre chargée de bbquer les ports allemands. C'est là que m'est parvenue la lettre du générai Trochu, et Ta vis de ma nomination au ministère de la marine. Rentré à Cherbourg le 15 septembre, je ne fis que traverser Paris le 10, pour aller à Tours faire partie de la délégaiion départementale. Je n'ai donc rien à dire non plus du siège de Paris et je vais donner connaissance à la Cour de la lettre que j'ai reçue. {M. l'amiral Fourichon fait passer cette lettre à M. le Président.)
M. lePuksident: Messieurs le j'irés, nous allons vous en donner lecture en vertu de notre pouvoir discrétionnaire :