‹ L'Empire et la défense de Paris devant le jury de la SeineChapitre 7 sur 65 · ARTICLES DU FIGARO · texte numérisé non relu

ARTICLES DU FIGARO

« Pendant ce temps, l'Impératrice, demeurée aux Tuileries avec quelques amis fidèles, refusait de partir, et à toutes les instances n'opposait que- ces simples paroles :

« — J'attends le général Trochu. »

a Mais enfin, lorsque le palais fut menacé, l'Impératrice fit chercher l'homme qui s'était offert à mourir pour elle, sur son honneur de Breton, de catholique et de soldat. On vint apprendre à la régente que le général Trochu était passé devant les Tuileries, mais sans y entrer, et qu'il siégeait à l'Hôtel de ville, où la République était proclamée. Tout était fini : la trahison venait d'assurer le triomphe de l'émeute. »

ce Je m'en tiens là. Le siège de Paris compléterait cette biographie; il n'y ajouterait pas un trait saillant.

« L'homme est tout entier dans les faits qu'on vient de lire : faits attristants, écœurants, humiliants pour la nature humaine, et que j'ai recueillis directement de la bouche de témoins irréprochables et irrécusables.

« L'arrêt, je ne le porterai pas moi-même. Il a été formulé en deux mots sanglants, que je me borne à transcrire.

« La première sentence appartient à M. le général Changarnier :

« — C'est Tartufe coiffé du casque de Mangin ! »

« La seconde, moins pittoresque, n'est pas moins accablante; c'est le mot de M. le maréchal de Mac-Mahon devant la commission d'enquête;

« — Je le croyais un honnête homme ! »

« Mlnos. ))

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