Raye" sur l'original
extrêmement contrarié de ce qui s'étoit passé; la catastrophe aiant eu lieu, il ne voulut plus en accuser personne ! , et ce n'est qu'aux Etats-Unis, plus de dix ans après, que j'en ai su davantage. M. le comte Real laisse une fille, madame la baronne Lacuée, son unique héritière. Il ne m'appartient pas, à moi, de la remplacer auprès* de vous: M. Pichon, qui étoit l'homme de confiance du comte Real, aujourd'hui à Paris; le général Lallemant, M. Carcet, à Paris; M. Duponceau, M. Hopkinson, de Philadelphie, M. le capitaine Sari, ont été eu mesure d'entendre le même récit que j'ai entendu de la bouche de M. Real. Mais Napoléon à Sainte-Hélène a voulu garder pour luimême la responsabilité de cet événement. La plus grande lâcheté que puisse commettre un prince 2 ...
Vous me demandez, Monsieur, par votre lettre du 6 novembre, s'il est vrai que Napoléon ait dû épouser mademoiselle Désirée Clan, sœur de ma femme, aujourd'hui reine de Suède. Probablement ce mariage auroit eu lieu s'ils n'eussent été surpris par les événements; mais mon frère se trouvoit à Paris, mademoiselle Clari à Gênes : le sort en décida autrement. Elle étoit avec sa sœur lors de son ambassade à Rome; elle devoit épouser le général Duphot, militaire de la plus
i . Il nommait même à des postes d'ambassadeur ceux qui l'avaient contrarié en assassinant le duc d'Enghien, entre autres le général Hullin, à Vienne.