‹ L'empire libéralChapitre 10 sur 99 · T. SU · texte numérisé non relu

T. SU

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accompagné de Silvela, ministre des Affaires étrangères. L'Empereur cependant les reçut ainsi qu'Olozaga, qui ne les quiltait pas plus (]iio son ombre. Napoléon III ne put, comme on .pense, traitera fond les affaires ; il n entra dans le détail d'aucune des candidatures au trône d'Espagne, n'interdisant rien, ne conseillant rien, se contentant de renouveler une fois de plus l'assurance de sa neutralité bienveillante. L'entretien porta surtout sur l'insurrection menaçante qui venait d'éclater à Cuba et qui préoccupait les Espagnols autant que le choix d'un roi. Beaucoup (riiommcs |)oliti(|ues espagnols demandaient des sévérités impitoyables. D'autres jugeaient déraisonnable de s'épuiser en sacrifices d'hommes et d'argent, pour retenir attachées à la mère patrie des populations ardentes à s'en séparer. Mais» si ce n'est T Angleterre aux îles Ioniennes' et récemment la Suède, quand a-t-on vu un gouvernement abandonner volontairement sa proie? Les Espagnols s'étaient donc décidés à résister à Tiusurrection. La clameur des Etats-Unis protestait contre leurs mesures de rigueur ; l'opinion publique y avait pris à ce point parti en faveur des insurgés qu'on supposait le président disposé à leur accorder la qualité de belligérants. Prim pria l'Empereur d écarter cette complication et d'empêcher que le tète-à-tête avec les Cubains fut interrompu par une intervention étrangère*

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