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CHAPITRE III

LA MALADIE DE L'EMPEREUR PRIM A VICHY ET A PARIS MISE EN TRAIN DU COMPLOT HOHENZOLLERN VISITE DE CHARLES DE ROUMANIE

L'Empereur ne put suivre très attentivement les débats du Sénat, car il était en proie depuis le 9 août à une crise aiguë de cette maladie que^ pour le public, un appelait douleurs rhumatismales et sur laquelle les spécialistes discutaient sans découvrir ou oser découvrir son véritable nom : la pierre ^ Plusieurs médecins furent

I. Gariicl (le Chasseloup-Laubat, 11 août: « L'Empereur est souiTrant, piéride le conseil qaelques minutes et se retire. » — IS août : « L'Kmpereiir est souffrant. » — 21 août: « L'Empereur est souffrant. » — 25 août : « L'Empereur souffrant préside néanmoins. » — 28 août : a L'Empereur souffrant. » — septembre : « Idem. > — 4 septembre : « L'Empereur toujours souffrant. » — Mérimée à- Panizzi : « J'ai déjeuné à Saint-Cloud. Le maître de la maison était encore souffrant. Serait-ce une excommunication de N.-S.-P. le Pape? » (26 août 1869.) — « La santé de l'Empereur donne beaucoup d'inquiétudes. Si j'en crois les gens les mieux informés, tels que Nélaton et le général Fleury, il n'y arien de dangereux..., il a de temps en temps des douleurs de vessie, mais il sufût qu'il soit souffrant,

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appelés auprès de lui. Quelque soin qu'on prit de ne pas alarmer l'opinion , on n*y réussit

pas et rémoùon fut graiide, non sculeiiieiit en France, mais en Europe. On calculait anxieusement les conséquences que produirait, dans la pulilique générale, lu disparition subi le de celui qui en avait été si longtemps l'arbitre, en ce moment surtout où, TEmpire autoritaire aboli, TEmpire libéral était encore en formation.

Lorsqu'il se rétablit, l'Empereur crut d'une sage prévoyance d^user du droit qui lui était conféré, par le sénatus-cunsull<î du 17 juillet iB66, d'organiser la régence de l'Empire. Il envoya sous un pli cacheté au président du Sénat un décret instituant un conseil de régence (7 octobre 1869). Ce conseil, dans le cas où la régence serait exercée par rimptMMlrice, comprendrait le prince Napoléon, Uuulier, Persigny, Rigault de Genouilly, Lavalette, l'archevêque de Paris, le premier président de la Cour de cassation et le ministre de lu Guerre en fonctions. Dans le cas où la régence serait exercée parle prince Napoléon, aux membres précédents on en adjoindrait deux, Laity et Jérôme David, probablement [)arce qu'ils étaient connus par leur hostilité contre le prince. Dans ce cas encore, la garde de l'empereur mineur serait confiée au général Frossard; autre [)récautioQ prise coiilre le prince Napoléon.

Au plus fort de la crise, Prim vint à Paris,

[mur que toutes les ifiinmiKilions se représeutnit ce qui pouriait arriver s'il éUiiL mort. » (7 septembre 1809.)

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