‹ L'empire libéralChapitre 11 sur 99 · LA MALADIE D& L'£MF£KKUU · texte numérisé non relu

LA MALADIE D& L'£MF£KKUU

L'Empereur promit d'employer ses bons offices auprès des États-Unis.

Ou glosa fort en Espagne sur ce qui s'était dit à Paris. Casteiar dénonça la prétention du gouvernement français d'imposer à la nation espagnole un monarque étranger, accusa Prim de traîner sa dignité sur le pavé des cours étrangères, de se concerter avec Napoléon III et de devenir le satellite du césarisme. 11 ne dit pas quel était le monarque étranger ; il en eût été fort embarrassé. Silvela releva cette sortie : « M. Casteiar a dit que la diplomatie espagnole s'était traînée sur le pavé d'une cour étrangère, et avait eu à souffrir le veio de l'empereur des Français, imposé contre le duc de Montpensier, le roi de la classe moyenne, et un autre contre ravèncment de la République. Cette accusation est inexacte. 11 est très vrai, que je suis allé cet été à l'étranger pour des motifs de santé, et plut à Dieu que ce fût là une fiction diplomatique. Me trouvant à la Cour de France, j^ai vu l'Empereur, comme le ministre de Russie l'avait vu le jour jirécédent, et comme celui d'Angleterre le vit après, non pour me traîner dans les antichambres étrangères^ mais pour remplir un devoir de courtoisie, qui n'est peut-être pas dans les habitudes républicaines, mais qui est dans les miennes. Dansceite entrevue, il n '/ a eu de veto, 7ii contre rien, fit contre personne ; il n'a été demandé de faveur pour aucun candidat, aucun nom propre ri a même été prononcé. Loin de là, ce que ru a dit l'Empereur,

c'est que si la nation espagnole un jour a besoin, dans quelque affaire, du secours de la France, il ne lui fera pas défaut, et qu'il désirait que rEspagne, arbitre de ses destinées, parvînt à consolider une grande situation de prospérité «t de bonheur. » Le président du Conseil, Prim; cun obora cette réponse : « Sa Seigneurie a indiqué qu'un souverain étranger avait opposé un veto à rélectioQ de certains monarques en Espagne; je dois ajouter aux paroles du ministre d'État celles que j'ai eu l'honneur d'entendre de la bouche de ce souverain, que, non seulement il na pas mis dr rein à ce que la nation se donnât le souverain qu'elle jugerait convenable, mais qu'il a déclaré, à plusieurs reprises, ses synipathies [)oar l'Espagne*. »

Le maréchal Uandon, avec une crédulité inex<* ensable de la part d'un ancien ministre, d'un haut dignataire, a recueilli et accrédité dans ses Mémoires' une calomnie inventée par la coalition acharnée à déshonorer l'Ëmpire, et il a rapporté, sans en donner aucune preuve personnelle, sur une rumeur anonyme, que Napoléon.111 avait dit à Prim : « Pourquoi ne penseriez-vous pas au prince de llolieuzollern qui est mon parent? » M 'attacherai- je à rappeler que Napoléon III, en mars 1869, avait mandé Benedetti pour lui déclarer ; « La candidature Montpensier est seulement antidynastique; elle n'atteint que moi, je puis l'accepter; celle du prince de

Page 1