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LA MALADIE DE L EMPEREUR

thern demanda et obliiil une audience pour Salazar. Le prince Antoine le reçut d'abord ayee son fils Charles sur la Rhein-Promenade. Salazar exposa que son peuple avait les yeux fixés sur le prince de Roumanie et que c'est ce qui lui avait donné le courage d'entreprendre samiââion dinicile. Charles écarta Tinsinuatiou : «t Le sentiment qu'il a de ses dttvoirs ne lui permet pas d'échanger la modesh* principauté qui lui est échue, même contre la couronne d'Espagne*. »

Le messager se retourna alors vers Léopold. 11 le vit le même jour avec sa femme. Ce prince, bien qu'il sentit peu d'inclination à accueillir l'ofifre, ne la repoussa pas, mais fit dépendre son assentiment de dîUérentes conditions, et avant tout, d'une élection à l'unanimité qui ne laisserait à combattre aucune caiulidature opposée; ensuite de Tassurance qu il ne serait engagé dans aucune combinaison politique au détriment du Portugal, à cause des li(Mîs de parenté qui l'attachent à la famille royale de ce pays^.

Sybel raconte, d'après un récit verbal de Werlhern, que le prince Antoine aui ait ajouté : « C'est seulement au cas où le gouvernement espagnol me convaincrait que Napoléon III et le roi

80, dans an écrit intitulé : « Quinze ans» d'histoire », lire» comprendre et mettre en lumière tous les enseignemoits contenus dans les intéressantes révélations du prince de Roumanie.

1. Mémotresôu prince Ch. de Uohcuzoiicrn, 30 décembreii septembre i869.

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