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langage qu'atténuaient à peine quelques formes doucereusement polies, ne voulait d'abord pas répondre. Calmé par le consul français, il envoya de longues et humbles explications. La France i prit sa défense à Constantinople : « Je ne pré-^ tends pas, écrivît notre ministre, que ce prince ne se soit donné aucun tort : mais de cette tendance à déployer devant r£urope le faste de sa cour et la richesse de sa province, de ces désirs d'intéresser le monde à la grande entreprise qui s'achève sous ses auspices, de cet entraînement enfin où l'imagination entre pour une si grande part, il iiHi semble qu il y a loin h des desseins directement hostiles. Les cours auprès desquelles le Vice-Roi s'est rendu n*ont rien surpris de semblable dans ses discours ; toutes, au contraire, attestent qu'elles n ont entendu de sa part aucune parole dont le gouvernement ottoman pût concevoir de Fombrage. Je m'explique difficilement Fémotion qui s'est manifestée à ce propos à Constantinople ^ » Les ambassadeurs d'Angleterre et d'Autriche exprimèrent la même opinion. Ignatiew seul affectait Fabstention; il disait tout haut que son maître lui avait donné pour instruction de ne point se mêler de diHicultés qu'il jugeait tout intérieures ^
Malgré les exhortations des ambassadeurs,
Aali cependant ne se déclara pas satisfait de la réponse du khédive. 11 précisa les quatre points