janvier
lâ reforme judiciaire.
fortifications de Damiette et n^envoyait pas à
Constantinople les vaisseaux cuirassés annoncés. Aali écrivit pour s informer ; il continua à ne pa» répondre. L'exaspération contre lui recommençait. Un premier télégramme n'ayant obtenu aucun signe de vie, un second arriva si comminatoire qu'il était impossible de persévérer dans le silence. Alorslsmaïl s'excusa :son retard provenait de ce que les comptes de Trieste et de Toulon ne lui étaient pas encore parvenus; aussitôt reçus il enverrait l état des frais à Sa Hautesse.
Le Khédive sentait enlin que ses fanfaronnades étaient déplacées. Il fit savoir au consul de Grèce que les insurgés crétois ne pouvaient être admis à habiter r£mpire ottoman et que^ rÉgypte faisant partie de TEmpire, leur séjour ne pouvait s'y prolonger. A la réflexion, il estima que la prohibition de contracter des emprunts n'était pas gênante, dès que la Porte ne s'opposait pas h ce qu'il émît des bons du Trésor, car il était évident que sa dette flottante portée ainsi & un certain taux, il serait difficile de lui refuser de la consolider par un emprunt. Les cuirassés arrivèrent à Constantinople, les récriminations cessèrent et ainsi fut apaisée définitivement cette querelle qui avait menacé de troubler TËurope.