‹ L'empire libéralChapitre 24 sur 99 · NOV · texte numérisé non relu

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Les réformes conslitiitionnelles n'arrêtèrent pas raction révolutionnaire, loin de là. « Transformer chaque réunion publique, malgré Tinierdiction formelle édictée par la loi, en une tribune dattaques violentes, passionnées, contre l'Empire ; condamnés à la prison, à Tamende, revenir à la charge avec plus d'ardeur encore; habituer le peuple parisien à relever la tète, à mettre en fuite les commissaires de police et les sbires bonapartistes; parler à l'armée par la presse; émouvoir, agiter les esprits sans cesse, en parlant, en écrivant, en se battant, en dressant des barricades, même incomplètes, insuffisamment défendues et bientôt prises» en ébauchant chaque jour quelque nouveau complot parmi les citoyens ou parmi les soldats, dût chacun de ces complots avorter successivement :

telle devait être, telle fut la tactique de tous les hommes d'action de la génération nouvelle » Ce qui était interdit en France, on allait le dire le long de la frontière. En septembre 1869, il y eut deux congrès, à Bàle et à Lausanne. A fi&le dominèrent le Husse Bakounine, T Allemand Karl Marx, le Français Blanqui. A la majorité de 54 voix contre 4, on décréta 1 abulition de la propriété individuelle et la nécessité de la liquidation sociale, c'est-à-dire, selon la définition de Bakounine, « rexpropriuLioji en droit de tous les propriétaires actuels, par Tabolition de FÉtat politique et juridique et l'expropriation de fait partont, autant et aussi Tite qu'elle sera possible ». Les conclusions des quelques Français, qui s'opposèrent à cette déclaration, n'étaient guère dilîérentes. C'était la formule de Proudhon : « La terre à qui la cultive, le capital à qui l'emploie. » On se donna rendez- TOUS pour Tannée suivante à Paris libre. Les bourgeois ne laissèrent pas aux ouvriers le pri- Tilège de la violence. Victor Hugo, empruntant ii Garihaldi son rôle et sa liltérature, demanda au Congrès de la Paix à Lausanne, dans la langue de la démagogie universelle, de « signifier à qui de droit que la guerre est mauvaise, que le meurtre, même glorieux et royal est infâme, que le sang humain est précieux, que la vie est sacrée. Ou une dernière guerre soit nécessaire, hélas! je ne suis, certes, pas de

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