Sg»nkidkr, L'Empereur GtUUaume, t. II, p
filLAN £XTËliiEUR.
de la lettre du Tsar; pour l'atténuer, elle l'attribua aux souvenirs de jeunesse de l'empereur Alexandre. Hohenlolie prétendit qu'Alexandre n'avait eu en vue, en affirmant ses bons rapports avec la Prusse, que de faire cesser Tanimosité de sa famille contre celte puissance ^ Mais toutes ces mauvaises raisons ne réussirent pas & détruire la portée vraie de la démonstration. Elle signifiait : « Ne croyez point, parce que Napoléon 111 m'a envoyé un de ses grands offi* eiers et que je l'ai reçu avec distinction, ne croyez point que j'aie cessé d'être l'ami lidèle, l'allié constant de mon cher oncle. » Et luimême dévoilait son intention véritable à un serviteur du roi de Prusse, Schneider: «On se donne, des côtés les plus ditférents, toutes les peines du monde pour séparer la Russie de la Prusse et semer la méfiance, mais tant que je vivrai cela n'arrivera pas. Mes sentiments ne changeront ni envers le Roi, ni envers la Prusse. » Russell raconte que Clarendon lui a affirmé que vers cette époque « un accord avait été fait avec la Russie, par lequel la Russie devait avoir une armée de force suffisante sur la frontière de la Gallicie polonaise pour empêcher l'Autriche d'assister la France dans la guerre imminente' ».
Des informations très sûres m'ont amené à croire que si Clarendon et Hussell ont donné