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MicubLiLi, La France devant l'Europe, p

BILAN EXTÉRIKUR.

diatement et dissiper le cauchemar qui pesait sur rAllemagne? L'armée surtout, arrivée au dernier degré d'entraînement d'où elle ne pouvait que déchoir, ne contenait pas son désir passionné de se mesurer avec nous. Dans les exercices de tir, on plaçait comme cible des petits panliiis figurant des soldais: pour (jifaucune pensée d'hostilité contre aucune puissance ne se manifestât en ces exercices, le règlement établissait que les pantins seraient des soldats prussiens; or, contrairement au règlement, ou en avait fait des zouaves français ^ Bismarck, plus que ceux qui le poussaient au combat, savait queTUnité allemande ne se consommerait que par une guerre avec la France. « Déjà depuis la guerre danoise, a dit Sybel, il n'avait eu aucun doute sur ce point que le développement allemand qui commençait là ne pourrait pas s'achever sans une lutte avec la France » ^ Ët lui-même dans ses Souvenirs a confirmé ces propos : c< J'admettais comme absolument certaine dans la voie de notre développement national à venir, tant au poiut de vue intérieur qu'à celui de l'extension au delà du Mein, la nécessité de faire la giierre contre la France ^ » L'observation de ce qui se passait dans les États

1. Mémoires du général Hohenlohe-Ingelfeld, t. III. Stoffel qui, aa récit du général» aasistait à ces exercices, ne signale pas le fait dans ses rapports, sans donte parce que cela eût contredit ses assurances snr les dispositions pacifiques du gouvernement prussien.

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