Bismarck, Sùmenirs^ t. II, p
Oigitized
L£MPIRE LIBÉRAL.
du Sud confirmait cette pensée. Elle le hantait.
Do plus en plus il lui paraissait évident que la continiiittion de la paix était un obstacle invincible à rUnion du Nord et du Sud^ car chaque joui fortifiait la ferme volonté des deux royaumes de rester indépendanls.
Ainsi pas d'annexion volontaire à espérer. La force ht iih pouvait l'opéreret cette force n'était pas au pouvoir de la Prusse ; à sa première violence se seraient levées contre elle les armes de
la France, peut être celles do rAntricho ot de son amie la Russie. Une guerre contre l'étranger faite en commun pouvait seule rattacher les Étals du Sud et les fondre dans l'Unité. « Si des complications belliqueuses, dit Thistorien Mul- 1er S ne survenaient pas, et ne donnaient pas un cours plus rapide au Tnouvt ment unitaire, il se passerait encore bien des années avant i|iie le nouvel état fédéral, qui doit s'étendre de la Ko nigsau au Ku nigsée et de Memel aux portes de Bàle, soit achevé, et avec lui la nouvelle Allemagne. ' » Bismarck discerna, avec sa justesse de vue, que s'il était de toute impossibilité d'obtenir des États du Sud une adjonction spontanée, ou de leur en imposer une violente, il était au conlruire très possible, en sachant bien préparer et choisir l'occasion, de leur mettre en main les armes contre la France. Il connaissait mieux la véritable nature des habitants de ces États que les conseillers impa-
1, Maller, historien des temps pn's» nts, année 1868, n** 2.