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Déposition Wachter. Audience 4a 23 mars

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UÂFPAIRE VICTOR KOIR.

donner des coups de canne à l'éditeur Rochette.

Entre temps il allait acheter les victuailles du déjeuner des rédacteurs et on l'en récompensait en écrivant pour lui des articles qu^on signait de son nom et qui augmentaient son salaire mensuel de 5U francs. Tandis que Paschai Grousset et son ami Sauton se mettent à arpenter le trottoir devant la maison, Victor Noir et Fonvielle entrent sous la porte cochère. Fonvielle tient à la main une canne à épée et dans sa poche un revolver à six coups dans un étui ; Victor Noir, aiïublé de gants neufs, est tout en joie : il va devenir un personnage, puisqu'il vient provoquer un Prince et uu Bonaparte : « C'est chic celai » avait-il dit à un de ses amis.

Ils rencontrent un palefrenier : « Portez, lui disent-ils, ces cartes à M. Pierre Bonaparte, et dites-lui que nous sommes pressés. » Le palefrenier remet les cartes à une femme de chambre. Le priace, fortement grippé, en vêtements de malade, se trouvait au salon avec sa femme. Sur les cartes qu'on lui apporte il ne reconnaît pas les noms, mais comme il attend les témoins de Rochefort, il suppose que ce sont eux. « Faitesles monter », dit-il. La princesse se retire, et il passe dans sa chambre à coucher, non pour prendre son revolver qu'il avait déjà dans sa poche comme toujours, mais pour mettre une jaquette.

Victor Noir et Fonvielle, sans même attendre de réponse, agissant comme s'ils étaient chez

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VEMPIRK LIBÉRAL.

eux, s'étaient engagés dans Tescalier, et, . sur le palier» avaient reocontré la femme de chambre qui venait les appeler. Us entrent, le chapeau sur la tôle, dans la salle d'armes, a avec un air railleur », a raconté Floquei, ce qui veut dire d'un air insoient : n II est là, le Pierre Bonaparte? » dit Victor Noir. Et montrant la porte du salon : « Est-ce là qu'il faut entrer? » Sur un signe afiirmatif, ils ouvrent la porte et s'avancent. Le prince ne se fait pas attendre. Dans leur attitude aussi embarrassée que menaçante, il voit la gaucherie de goujats sans savoirvivre et la raideur de démocrates résolus à ne pas se laisser intimider par un iTince. Fonvielle dépose son chapeau sur un meuble, prend dans sa poche la lettre de Grotisset; Victor Noir a son chapeau à la main. Fonvielle présente au prince la lettre ouverte : « Veuillez lire, Monsieur. » Ce ton commence à agacer Pierre Bonaparte, peu habitué à être abordé de la sorte. Il jette les yeux sur la lettre et va droit à la signa-, ture : c'est celle de Grousset, non celle, de Rochefort; il se croit joué. 11 bouilloniie, et d'un ton cassant : « Avec iiochefort volontiers, avec un de ses manœuvres, non. » Victor Noir intervient insolemment : « Lisez donc cette lettre! » Le prince, le bras à moitié levé, dans une attitude énergique et méprisante : c< Elle est toute lue, en etes-vous solidaires? » A ces mots, pour prouver sa solidarité, Victor Noir n'attend pas la fin de la phrase, se précipite en avant et lance un soufflet vigoureux sur la joue . du

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prince. Pierre Bonaparte sort son revolver de sa poche, recule de deux pas et tire. Victor Noir trébuche, met la main sur sa poitrine, regagne la porte par où il était entré, disparaît. Fonvielle eilaré jette sa canne à moitié hors du fourreau, s'accroupit derrière un fauteuil, dégage son revolver de l'étui, le pose sur sa inaia gauche et vise. Si le coup était parti, le prince eût été atteint, peut-être tué; mais, dans son trouble, Fonvielle avait oublié de tirer la baguette et 1 arme ne partit pas. Le prince qui ayait vu le mouvement, tire un^ nouveau coup ; sa balle va se loger dans b» paletot de Fonvielle qui, affolé de terreur, se baisse, se glisse derrière les meubles, gagne la porte la plus rapprochée, celle de la salle de billard. Pendant cette évolution le prince Tavait à merci : un mouvement de son doigt et il le tuait raide. Mais ne le croyant plus dangereux, il l'avait laissé aller. Fonvielle traverse la salle de billard, s'arrête sur le seuil de la salle à manger, se retourne menaçant, échappe à un autre coup de revolver provoqué par sa menace, s'élance dans Tescalier de service et se jette dans la rue en criant : « A l'assassin ! » Il \(nl, étendu sur le trottoir, baigné dans son sang, Victor Noir râlant. A ce moment surviennent les témoins en retard de Rochefort. « N'entrez pas dans cette maison, leur crie Paschal Grousset, on y assassine 1 » Victor Noir, transporté dans une pharmacie voisine, rend le dernier soupir sans avoir proféré une parole. Miliière et les autres ameutent

L'EMPIRE IJBÏ^AT-.

la foule, la provoquent à prendre la maison d'assaut. Le prince fait fermer toutes les portes^ met ses enfants à Tabri an fond du janlin, et sa femme et lui. armés chacun d un fusil, et postés sur les marches de Tescalier, attendent les assaillants. Cependant^ la police est accourue et a mis le bon ordre. Le prince, rendu à luimême, avertit le commissaire de police, appelle son médecin qui constate sur sa joue la trace du soufflet donné par Victor Noir. Un second médecin, te docteur Pinel, appelé par le premier, reconnaît également Tecchymose, ainsi que des amis accourus, parmi lesquels était Paul de Cassagnac.

Cependant le prince avait écrit à Conti .

u Je me hâte de vous avr rlîr du très grand malheur qui est arrivé. Deux journalistes de la Marseiilaise sont venus me provoquer. L'un m'a frappé, Fautre m'a menacé de son pistolet à six coups. J'ai tiré, je crois que j en ai tué un. J'ai envoyé chercher sergents de ville et commis*-

saire de police. »>

La nouvelle du meurtre ne trouva pas le commissaire de police à son bureau ; il était à la Préfecture. Son secrétaire, à son défaut, se rendit rue dÂuteuil, et, le prince lui ayant donné sa parole qu'il se tiendrait à la disposi-tion de la justice, il comprit avec une promptitude intelligente que Turgent était d'enlever aux énergumènes le cadavre que quelques-^uns parlaient de transporter aux bureaux de la Marseillaise ^ rue d'Aboukir. 11 le fit déposer au domicile

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de la famille Noir, à Neuilly. A 5 heures le commissaire arriva de la Préfecture de police, mais sans instructions, parce qu'à son départ on n'y connaissait pas encore le meurtre. Il procéda aux constatations légales^ recueillit les premières dépositions du prince^ et lui fit renouveler sa parole d'honneur de ne pas s'éloigner.

De retour à son bureau, il reçut ses instructions. Pietri, informé par un de ses agents, au sortir de la Chambre, envoyait Tordre de s'assurer du Prince. A six heures, Pierre Bonaparte était écroué à la Conciergerie.

Pietri, de son côté, se rend à la gare à la rencontre de l'Empereur qui revenait de la chasse, et qu'il veut avertir. Depuis Tavènement de son ministère libéral, le souverain se montrait épanoui et, comme il l'avait dit au Corps législatif, semblable à un homme qui vient de déposer un lourd fardeau et respire plus à Taise. La terrible nouvelle le consterna ; il fallut le soutenir pour le faire monter en voiture.

A quatre heures et demie, je venais de terminer mon premier combat avec les révolutionnaires de la Chambre, et je rentrais à la Chancellerie d'où je comptais aller aux Tuileries demander à l'Empereur de signer le rapport sur Ledru-RoUin, terminé le matin. On vint m'ap* prendre le fait d'Auteuil, sans détails* Néan*

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L'EMPIRB LIBÉRAL.

moins je télégraphiai aussitôt à Pietri. d'arrêter

le prince, et je prescrivis à Philîs de préparer un décret portant convocation de la Chambre des mises en accusation de la Haute Cour.

L'Empereur venait de reiilrei' avec Pietri. Je le trouvai encore bouleversé et les yeux pleins de larmes. Je lui dis que, quoique croyant le prince absolument incapable d'un guet-apens, j'avais télégraphié, puisqu'il avait commis un meurtre. Tordre de son arrestation. Pietri m'apprit qu'il avait déjà donné le môme ordre. « Cela ne suffit pas, dis-je, il faut commencer, sans perdre une minute» une instruction cfiminelle, et Votre Majesté va recevoir un décret de convocation de la Chambre des mises en accusation de la Haute Cour, que je la prie de signer. » L'£mpereiir approuva ce que j avais lait et ce que je proposais.

Je le priai ensuite de lire» malgré son émotion, mon rapport sur Ledru-UoUin, dont je considérais la publication comme de nature» non à contre-balancer» mais à atténuer un peu l'effet de la nouvelle qui allait éclater le lendemain matin sur Paris. Il lut et signa sans dire un mot. Vers six heures et .demie» à la Chancellerie, je trouvai une carte de Rochefort et de Minière qui, pendant mon absence, étaient venus me demander justice. Us annonçaient qu'ils reviendraient. Adelon» mon chef de cabinet, expédia aux journaux la petite note suivante : « Aussitôt que M. le garde des Sceaux • a appris le fait qui s'est passé à Auteuil» il a

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ordonné l'arrestation immédiate de Pierre Bouaparte. L'Empereur a approuvé cette déci* sioii ; l'instruction est déjà commencée. »

En effet nuus n avions pas remis au jour suivant l'ouverture de cette instruction. Dans la soirée inëme un de nos juges les plus intelligents et les phis actifs, Brenier, interrogea Pierre Bonaparte et Fonvielie et les confronta. Les deux versions qui se sont combattues jus* qu'à la fin de ce procès se produisirent aussitôt. Le prince repéta son récit du premier moment, dont il ne s'est jamais départi ^ et quoique, en sa qualité de |)rince, il fût justicial)l(^ de la Haute Cour, il demanda instamment d être renvoyé devant le jury du droit commun. Fonvielle, près du cadavre, dans l'exaltation du drame, s'était écrié devant plusieurs personnes dignes de foi : « U a tué mon ami, mais c'est égal ; il a reçu un bon soufflet! » Redevenu maître de luimême, il arrêta le système qui, désormais, continuera à rester le sien. Il aurait dit au prince en Tabordaul : « Monsieui , mon ami Victor iNoir et moi, nous venons de la part de M. Paschai Grousset remplir une mission que cette lettre expliquera ». Le prince auicul répomlu : <c Vous ne venez donc pas de la part de M. Kochefort et vous n'êtes pas de ses manœuvres?

— Veuillez lire celte lettre, Monsieur, et vous verrez qu il ne s'a|j;it pas de M. Koclieforl. » Le prince aurait pris la lettre que Fonvielle lui tendait, l'aurait lue, froissée, jetée sur une chaise, et, revenant vers ses visiteurs, aurait

dit : « J'ai provoqué Rochefort parce qu'il est le purte-drapeau de la crapule. Quant à M. Grousset, je n'ai rien à lui répondre. Est-ce que vous êtes solidaires de ces charognes ? — Monsieur, aurait répondu Fonvielle, nous venons loyalement et courtoisement vous demander une réponse. — Êtes-vous solidaires de ces misérables? aui nit répété le Prince en l'interrompant. — Nous sommes solidaires de nos amis. » Sur quoi, sWnçant subitement, le Prince aurait donné un soufflet à Victor Noir, fait un ou deux pas en arrière, tiré de sa poche un revolver, sur lequel il avait la main, et fait feu. Victor Noir chancelant sortit par la porte de la salle d'armes; le Prince dirige alors contre Fonvielle son arme et fait feu sur lui à bout portant. Abrité par un fauteuil, Fonvielle aurait tiré de son étui son pistolet, et le Prince qui se ruait sur lui, le voyant armé, recule et le vise encore. Fonvielle se rend compte du guetapens dans lequel il est tombé et ne songe plus qu'à s enfuir; ne pouvant se diriger vers la porte par où son ami était sorti, parce que le prince était posté debout, il s'élance par celle du billard tandis que le prince tire un troisième coup qui perce son paletot. 11 se précipite dans Tescalier en criant à l'assassin 1 et, en débouchant dans la rue, il trouve sur le trottoir Victor Noir qui râlait.

Sauf le fait matériel du soufDet donné au reçu, et la conviction de chacun des acteurs que l'un avait tendu un guel-apens à l'autre,

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tout différait dans les deux versions, mais il faut

convenir que la vraisemblance, avant même toute discussion, n'était pas dans le récit de Fonvielle. Comment ! voilà le prince en présence de deux personnes, chargées, il est vrai, d*une mission hostile, mais qui sont elles-mêmes inoffenstveSy et il fait feu sur elles sans motif I Et avant de faire feu il <lonne un soufllet! Il tient le pistolet d'une main et de Tautre il frappe I II soufflette et il tue en même temps I Mais ce serait simplement incroyable. Et puis, si, comme le prétend Fonvielle, le prince eût frappé Victor Noir, est-ce que celui-ci, jeune, ardent, impétueux, se serait laissé souffleter saiis bondir sur Tagresseur, est-ce qu'il lui aurait laissé le temps de se reculer et de faire feu ! Qui peut le croire?

Brenier, h une heure avancée de la soirée, se rendit à Neuilly, et donna l'ordre, au nom de la Justice» de ne pas emporter le cadavre. Et comme tous ceux qui, avant lui, avaient jeté les yeux sur la face pâle du malheureux jeune hommcy il ne reconnût aucune trace sem* blableà celle si appareiite sur la joue du prince Pierre. 11 chargea les docteurs Tardieu et Ber* geron de procéder à l'autopsie le lendemain.

Ainsi, le crime avait été connu à la police ou au ministère, de cinq à six heures» et, avant la fin de la nuit, le prince était écroué, les deux acteurs principaux interrogés et confrontés, les experts chargés de Tautopsie désignés, la Chambre de mise en accusation de la Haute Cour convoquée. Était-il possible d ouvrir

Tœuvre justicière avec plus de promptitude? Si Rochefort, comme il Tavait annoncé, était revenu me voir, et m'avait mis en mesure de le lui expliquer, il aurait reconnu la justesse du premier mouvement qui Tavait porté à se confier à notre justice. Mais il ne revint pas. A son retour à la Marseillaise il était tombé au milieu de furibonds accourus de tous les côtés, que cette catastrophe imprévue remplissait despérances folles. « C'était, disaient-ils, bien autre chose que l'affaire Baudin ; on avait un cadavre, il fallait acheter un terrain au Père- Lachaise, et Ty porter tout le long des boulevards; une immense multitude accourrait et, au point favorable à la stratégie de Témeute, on commencerait la révolution. Qu'aurait-on en présence de soi? Des ministres libéraux, inexpérimentés, qui voudraient faire les magnanimes dans la crainte de perdre leur renom de libéralisme. Étourdis, troublés, abasourdis par la clameur violente, répétée, générale, ils laisseraient tomber de leurs mains, novices et sans poigne, l'Empire dont ils étaient le dernier rempart. » Leur illusion, qui ne se rendait pas compte de la différence des temps, les entraînait jusqu'à dire : « Qui sait? on pourrait avoir, comme en 1848, le spectacle d'une armée mal commandée ou tardivement engagée, débordée par la houle populaire et emportée par elle! Le gouvernement dùl-il triompher, il n'y réussirait qu'au prix de sanglantes exécutions et ne se relèverait plus d'un tel odieux. »

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Roehefort, entraîné, donna dans la Marseillaise du 11 au malin, le reiulez-vous insurrectionnel aux obsèques, fiicées au 12 : « Tentative dassassinat commise par le prince Pierre-Napoléon Bonaparte sur le cUoyen Ulric de Fonvielle, — J'ai eu la faiblesse de croire qu'un Bonaparte pouvait être autre chose qu'un assassin ! J'ai osé m'imaginer qu'un duel loyal était possible dans cette famille où le meurtre et le guet-apens sont de tradition et d'usage. Notre collaborateur Paschal Grousset a partagé mon erreur, et aujourd'hui nous pleurons notre pauvre et cher ami Victor Noir, assassiné par le bandit Pierre-Napoléon Bonaparte. Voilà dix-huit ans que la France est entre les mains ensanglantées de ces coupe-jarrets, qui, non contents de mitrailler les républicains dans les rues, les attirent dans des pièges immondes pour les égorger à domicile. Peuple français, estrce que décidément tu ne trouves pas qu'en voilà assez? »

11 n'y avait pas, dans cet article abominable, une de ces manifestations, même déréglées, de la pensée humaine, en faveur desquelles j'avais demandé une immunité complète, c'était un appel direct aux armes, un de ces actes tombant sous le coup du Code poiuil, contre lesquels j'avais maintenu le droit de la répression sociale. Rochefort fût-il monté sur une boriie, et eût-il dit ce qu'il venait d'écrire, il n'y aurait eu aucune contestation sur la légitimité d'une poursuite : pouvait-il en exister davantage

parce qu'au lieu d'être entendues par quelques passants, ses paroles incendiaires allaient être portées en quelques heures à des multitudes ? Du reste l'article a été caractérisé par les amis mêmes de son auteur, a Dans la Marseillaise^ ' écrit FlourensS Rochefort avait fait un appel formel aux armes. »

Après un malheur dont nous n'étions à aucun degré responsables, spontanément nous avions dit : « Justice ! » On nous répondait : « Bataille ! » Nous acceptâmes la bataille^ avec la résolution de la mener vigoureusement, sans emportement, mais sans tergiversation et sans reculade. Je fis saisir la Marseillaise^ et je mandai le procureur général. Nous rédigeâmes ensemble une de* mande en autorisation de poursuites à déposer au cours de la séance, et je me rendis aux Tuileries avant le Conseil. Le prince Napoléon m'y avait devancé. A la lecture de Tarticle de la Marseillaise, il avait eu la même impression que moi et il était accouru. L'Empereur attendait dans son cabinet Theure de notre réunion. Lorsqu'on lui annonça le l*rince, il pensa que celui-ci venait lui apporter quelque conseil de faiblesse. Il ne le laissa pas entrer, alla audevaul de lui, et, embarrassé comme il Tétait toujours à la perspective d'une discussion, lui dit : « Que veux-tu? viens^tu me parler de l'article de Rochefort? — Oui, je viens dire à Votre Majesté qu'il faut prendre un parti immé--

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