‹ L'empire libéralChapitre 71 sur 99 · Mémoires, p · texte numérisé non relu

Mémoires, p

L'AFFAIRE VICTOR NOIR

qu'ea Francei ni la loi^ ni le pouvoir qui en émane ne sont respectés qu'autant qu'ils se font respecter parla crainte. Personne n'obéit quand il sent qu'il peut désobéir impunément. » La Fayette confirme cette obsenration : « Nous ne sortirons de nos cuiivulsions périodiques que lorsque le respect de la loi sera devenu un dogme tellement formidable que nul n'osera plus le prulaner*. »

On rend les factieux redoutables lorsqu'on les frappe mal, avec des intermittences de violence et de mollesse, niais lorsque, d'une main inexorablement ferme, on les plie sous le niveau de la loi, ils rentri^nt dans le néant. La charité liuiividiielle doit être primée par la charité sociale, et la charité sociale exige qu'on ne permette à personne de maintenir une société dans un état perpétuel d'alarme. Je n'avais aucun gré à savoir à Rochefort de sa reculade ; elle ne lui avait pas été inspirée par un sentiment du bien public, mais par celui de sa préservation personnelle et de celle de ses amis.. Je ne me refusais pas à lui tenir compte cependant de cet assagissement subit, auijuei j a\uis dû de n'être pas condamné a une cruelle répression, et je comptais prescrire au parquet de ne requérir contre lui qu une peine modérée. Mais il devait être puni, et il le serait. « L'impuissance de l'effort ne doit pas assurer l'impunité. »

Mes collègues, du reste, furent a 1 unanimité

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