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Empire iibvrai, l. X, p. 421, séance du 14 février

entendu les observations du procureur générât.

Le travail de cette Commission serait soumis à l'approbation des Chambres assemblées, et 1 autorité du garde des Sceaux n'interviendrait que lorsque les Chanibres assemblées seraient en désaccord avec la Commission (décret du 2 1 février 1870).

La grande chaiicellerie de la Légion d'honneur avait été autrefois annexée (de 1836 à 1852) au ministère de la Justice. En 1852, en vertu des décrets des 16 et 17 mars, on l'en avait séparée pour l'adjoindre au ministère d'État. Un décret du 23 juin 1863 Tavait placée dans les attributions du ministère des iieaux-Arts et de la Maison de TËmpereur. Je la remis (décret du 31 janvier) dans les attributions du ministère de la Justice.

Segris adopta à l'égard des instituteurs les

mêmes mesures que les miennes à Tégartl des juges de paix. 11 les retira de la politique où l'on avait eu le tort de les jeter, et il leur interdit de eoiiliimer à être des agents électoi aux. 11 eut une affaire délicate à résoudre, celle de Le Verrier, le directeur de l'Observatoire.

Le Verrier, sénateur, était un personnage considérable dans la science et dans l'État. On l'accusait d'avoir abusé de cette immunité pour exercer, dans son gouvernement de l'Observa-

toire, une dictature violente et désordonnée, -contre laquelle s'élevaient des protestations véhémentes. L'Observatoire u'clait plus un laboratoire scientifique, mais un véritable chamj> de bataille anarchique, où le travail sérieux ciait presque interrompu. Duruy, déjà préoccupé de ce désordre, écrivait en J867^ à l'Empereur : a Sire, depuis quatre ans je n'ose pas regarder dans TObservatoire. Il n'est plus possible de s'abstenir. L'Empereur en sera convaincu s'il veut bien jeter les yeux sur le dossier ci-joint. Votre Majesté y verra que onze astronomes ou astronomes-adjoints sont à peu près hors de service ; que tous les fonctionnaires qui se trouvaient en 1854 à l'Observatoire ont été renvoyés, sauf un seul qui est resté sans emploi ; que , sur 68 calculateurs successivement appelés par M. Le Verrier, 48 se sont retirés. Les gens de service eux-mêmes n'y tiennent pas; 33 sont partis. Les traitements sont arbitrairement suspendus, diminués, supprimés; la science souffre de ces changements de personnel et de l'irritation qu'ils causent, etc. »

Segris trouva le mal encore aggravé. Mais, profondément consciencieux, il s'informa de tous côtés, avant de prendre un parti, et surtout il voulut recueillir les explications de Le Verrier lui-même, qui les offrait en demandant une enquête. Sur ces entrefaites, tous les chefs de service de l'Observatoire, les astronomes, se

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