Drouyn de Lhuys à Dotezac, 16 novembre
du Sleswig-Holstein, posant sa candidature à la succession dans ces Duchés (16 novembre). Son père, il est vrai, avait promis, moyennant onze millions reçus pour ses biens abandonnés, de ne pas troubler l'ordre successoral établi par le traité de Londres, et avait stipulé pour ses héritiers aussi bien que pour lui, et ceux-là avaient ratifié sa transaction en intervenant dans un arrangement iîdéi-commissaire. Mais les Augustenbourg crurent éluder l'objection par un stratagème : le père, signataire de l'engagement de 1852, renonça au profit de son fils à ses droits sur le Sles^vig et le Holstein. Les honnêtes gens se récrièrent et dirent : — Que signifie cette renonciation à un droit que le Prince ne possède plus, son père y ayant renoncé depuis 1852 au profit du roi de Danemark? — Vous vous trompez, répondit le Prince, mon père n'a parlé de renonàation dans aucun de ses engagements. Il a seulement promis de ne faire personnellement , aucun usage de ses droits contre Christian et sa descendance. N'ayant pas adhéré à cette promesse toute personnelle, je ne suis pas tenu de la respecter et je reprends des droits qui n'étaient paralysés qu'entre les mains de mon père.
Laissons expliquer par un Allemand ce raffinement de mauvaise foi que notre probité française a quelque peine à comprendre. « Le père, dit Sybel*, possédait ces droits avant comme après, il ne devait pas en faire usage contre