‹ L'empire libéral; études, récits, souvenirs (volume 2)Chapitre 104 sur 175 · CHAPITRE Xlll · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xlll

Bismarck n'allait pas à Biarritz pour s'entendre répéter ce que Goltz lui avait maintes fois transmis sur la neutralité bienveillante de l'Empereur, sur ses sympathies envers la Prusse, et pas davantage pour apprendre, il le savait à satiété, que par l'Italie il avait un moyen sur de lier la France à son action : il voulait pénétrer le mystère du « que veut donc l'Empereur? »

A la veille de son départ de Berlin * , Lefebvre de Béhaine, qui lui inspirait, comme à tous, estime et sympathie, l'ayant pressenti sur les combinaisons à intervenir entre la France et la Prusse dans certaines éventualités, il s'était prêté avec aisance et bonne grâce à satisfaire sa curiosité. Il avait eu soin de donner à la conversation un caractère exclusivement académique. Il commença par accorder que, s'il risquait une crise

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