‹ L'empire libéral; études, récits, souvenirs (volume 2)Chapitre 112 sur 175 · Mort le 29 mai · texte numérisé non relu

Mort le 29 mai

2. Leltre donnée par l'abbé Guillermin dans sa remarquable Vie de Msr Darboy, p. 130.

(8 août) : « Pour diriger il faut des esprits dociles, et comment faire avec des ministres indociles? Comment faire avec des évoques qui donnent euxmêmes l'exemple de l'insubordination ! » Et il nomma l'Archevêque de Paris, contre lequel il se répandit en reproches aussi violents dans le fond que calmes dans la forme. — « Lors de sa translation au siège de Paris, M^' Darboy m'adressa les protestations du fils le plus soumis ; mais depuis lors il s'est laissé égarer par une ambition, par un orgueil qui lui faisaient oublier tous ses devoirs. — J'ai reçu la visite d'un envoyé venu au nom de ce prélat renouveler l'expression de ses sentiments d'attachement au Vicaire de Jésus-Christ, et qui, en même temps^ avait déclaré, à propos de la franc-maçonnerie, que l'Archevêque ne connaissait pas les bulles qui la condamnaient, parce que ces bulles n'avaient pas été promulguées en France. Ce moyen de défense n'est pas sérieux : tout le monde connaît, ou bien sait où trouver ces bulles ; lui seul prétend les ignorer et passe outre. Il fait eu ceci un gallicanisme qui n'est plus de mode et touche au schisme. Le Pape ne peut to-> lérer cela. Le Pape doit parler et il parlera. » — Sur une observation de l'ambassadeur conseillant d'agir avec circonspection, le Pape répondit : « La circonstance, je le sais, demande de la prudence; aussi, voyez-vous, je n'ai encore rien fait ni rien dit, et, en tout cas, pour commencer je ne ferai rien de public. J'observerai les trois degrés d'admonition canonique, d'abord confi-

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