A Ernest Daudet, l^»' octobre 186M
lions et à mon honneur me le pemieltra, je serai lîdèle à cette parole et Rouher sera sûr de trouver en moi un auxiliaire d'autant plus précieux que ni maintenant ni plus tard je ne subordonne ni ne subordonnerai mon concours qu'à une seule condition : c'est qu'il suive aussi prudemment qu'il le voudra, mais avec fermeté, la politique que Morny considérait comme nécessaire à la consolidation de l'établissement actuel. Vous pouvez répéter textuellement ce que je vous écris au jeune La Valette ^ »
Quelques jours après je recevais de ce jeune La Valette la lettre suivante : « Contîdentielle, 23 novembre 1865. Mon cher ami. Mon père me demandait hier où vous étiez et si vous deviez être absent de Paris longtemps encore. Il exprimait ses regrets de ne pas vous voir, car une affaire très importante le préoccupe en ce moment, et il désirerait vous parler. La solution en est urgente. D'un autre côté il ne voulait pas vous déranger et vous faire faire un voyage aussi long que celui de Paris. Je lui ai dit qu'il doutait de votre amitié pour nous, et que comme l'affaire vous intéresserait certainement, j'étais sûr qu'à moins d'empêchement majeur vous n'hésiteriez pas à répondre à son appel. Je me suis alors chargé de vous écrire et de vous demander quelques jours de vos vacances. Voulezvous venir à Paris? L'affaire étant très secrète, vous trouverez cent prétextes pour un pour