Van der Smissen à son ministre, 8 octobre
de l'Indépendance, prépara un projet d'émancipation* des travailleurs indiens peons placés visà-vis des Haciendados, grands propriétaires, dans une espèce de servitude. Tout cela n'améliorait pas la situation : le mouvement insurrectionnel réprimé sur un point renaissait sur nn autre. Matamoros, défendu par Meja, était constamment menacé. Bazaine écrivait à l'Empereur : (( On dépense beaucoup et on recouvre peu, et la confiance dans le crédit est nulle ^ »
L'indignation profonde que produisit le décret du 3 octobre profita à Juarez : de sa bourgade de frontière il demeurait plus maître des âmes que Maximilien de Mexico. Son pouvoir présidentiel arrivaità son terme. Constitutionnellement en cas de vacance, la présidence était de plein droit déférée au président de la cour suprême, Ortega; mais Juarez estima que cette disposition était inapplicable, car la présidence n'était pas vacante : il y avait seulement impossibilité de procéder à une élection. Lui-même prorogea ses pouvoirs jusqu'à ce qu'elle fût possible (8 novembre 1865). Et Ortega ayant fait mine de réclamer, il le déclara, par un autre décret, déchu de ses droits à cause de son absence depuis neuf mois, le menaçant d'arrestation s'il se présen-