‹ L'empire libéral; études, récits, souvenirs (volume 2)Chapitre 138 sur 175 · février 18G · texte numérisé non relu

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LA FORMATION DU TIERS-PARTI. ,j79

nement italien. Le gouvernement devrait exiger de lui comme preuve de sa sincérité : la renonciation au serment imposé aux évêques ; la promesse de ne plus supprimer aucun siège épiscopal, sans concert avec le Souverain Pontife, et de ne pas subordonner l'enseignement ecclésiastique au laïque ; le maintien des communautés religieuses, le respect des biens ecclésiastiques, la rétractation officielle solennelle par les pouvoirs publics du vote de Rome capitale. Toutes ces exigences ne constitueraient pas, disaient-ils, une intervention étrangère dans les affaires d'un peuple ami : « A Rome un catholique n'est pas étranger : il est là comme dans sa patrie. Tout vient de Rome et tout retourne à Rome, comme en nous le sang qui porte la vie part du cœur et retourne au cœur^ »

Le fait notable de cette discussion fut un discours de Persigny, du Persigny des bons jours, discours très contestable, mais beau de forme, de vigueur et d'éloquence : — « C'est un tort de séparer l'autorité et la liberté, et de sacrifier Tune à l'autre. Elles sont également indispensables : seulement la liberté ne peut grandir qu'à mesure que l'autorité grandit elle-même; l'unique voie pour arriver au couronnement de l'édifice, c'est de fortifier l'autorité à chaque progrès de la liberté. Avec un pouvoir fort, toutes les libertés sont possibles, tandis que toutes sont dangereuses avec un gouvernement faible. » Partant de là, il

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