‹ L'empire libéral; études, récits, souvenirs (volume 2)Chapitre 150 sur 175 · Presse des 27, 29, 31 mars, 8 avril · texte numérisé non relu

Presse des 27, 29, 31 mars, 8 avril

hasard, que les mêmes actionnaires qui avaient sollicité avec insistance mon^concours venaient <le céder leurs parts au banquier Mirés. Je me retirai et je sollicitai l'autorisation de fonder un autre journal : elle me fut refusée ^ — « Pourquoi donc? dis-je encore à mon ami bonapartiste, a-t-on accordé l'autorisation à NefFtzer, F^eyrat, et s'obstine-t-on à me la refuser? — Oh î c'est bien simple : eux n'attaquent que l'Empereur, vous n'attaquez que les ministres. Écrivez à l'Impératrice ou à l'Empereur, vous aurez aussitôt votre autorisation. — C'est possible, mais je n'aurais plus ma liberté. »

Plût au ciel, pour lui et pour nous, quel'Empe reur eût renoncé à césariser dès avril 1866 1 Les effondrements, dont nous allons entendre les craquements précurseurs, ne vont que trop démontrer combien nous avions été prévoyants en voulant refréner l'omnipotence de son pouvoir personnel!

En effet, depuis le retour de Bismarck à Berlin, à la suite de son voyage à Biarritz, les conflits entre les deux associés de Gastein avaient recommencé.

J. Paris, le 17 avril 1866. « Monsieur le ministre, la Presse devant bientôt passer entre les mains de M. Mirés, je viens solliciter l'autorisation de publierun journal quotidien sous le titre de : le Peuple ou la Justice, à votre gré. Les principes que ce journal défendra seront ceux que je n'ai cessé de .proclamer : l'acceptation franche et loyale de la dynastie ; la revendication persévérante de la liberté, etc. Emile Ollivier. »

M. le ministre de l'Intérieur a répondu : « Monsieur, je regrette de ne pouvoir accueillir en ce moment la demande que vous m'avez fait l'honneur de m'adresser, etc. »

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