‹ L'empire libéral; études, récits, souvenirs (volume 2)Chapitre 29 sur 175 · Della Hocca. Autohiografia, t. II · texte numérisé non relu

Della Hocca. Autohiografia, t. II

nioiie, orgaue officieux du ministère, alla interroger Minglielli qui lui donna sa parole d'honneur qu'il n'en était pas question', sur quoi le journaliste rassura ses compatriotes (20 août).

Aussi la surprise et l'émotion furent-elles très vives quand éclatèrent subitement dans VOpinïone la nouvelle d'une Convention pour l'évacuation de Rome, et dans la Gazzetta ciel Popolo, journal démocratique, celle du transfert de la capitale (18 septembre). La municipalité se réunit dans le plus grand émoi: « Rassurezvous, dit Menabrea au syndic, on vousindemnisera des dommages matériels. — Turin ne se vend pas », répondit le syndic. La colère publique montait d'heure en heure, de telle sorte que les ministres, en insérant au Journal Officiel du 21 le décret de convocation du parlement, n'osèrent y joindre leur rapport au Roi^ de crainte d'enflammer encore les esprits.

Dans la soirée du 21, des rassemblements tumultueux parcoururent la ville au cri : « A bas les ministres! Turin ou Rome! » Comptant sur la longanimité des Piémontais, on n'avait pris aucune précaution militaire ; on n'avait pas rappelé du camp de Saint-Maurice les troupes qui y manœuvraient; la sûreté de la ville était confiée à des élèves-carabiniers. Sur la place San-Carlo la manifestation fut repoussée avec violence, et il y eut 12 tués et 45 blessés. Le lendemain, les tumultes recommencèrent sur la place Castello>

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