‹ L'empire libéral; études, récits, souvenirs (volume 2)Chapitre 39 sur 175 · Secunda secundcc, quœst. 10, aiL · texte numérisé non relu

Secunda secundcc, quœst. 10, aiL

LE S Y LL ABUS. 20:j

<:le l'hypothèse. La thèse, c'est le principe immuable dans sa rigueur, auquel l'enseignement reste inflexiblement allaché. L'hypothèse, c'est la concession imposée ou conseillée dans la conduite par les circonstances sociales. La thèse, c'est l'idéal dogmatique en vue d'une société professant tout entière la même foi. L'hypothèse, c'est la transaction avec une société qui a brisé l'unité de la foi et au sein de laquelle coexistent côte à côte des cultes, négation réciproque l'un de l'aulre. La thèse est le bien, Thypothêse est le moindre mal. La thèse s'appuie sur la loi ; l'hvpothèsenaîtdelapuissance dispensante du Pape. La thèse, dans les rapports de l'Église et de l'État, est que les deux sociétés, quoique distinctes, ne doivent pas se séparer; qu'elles sont obligées de se prêter un mutuel appui ; qu'une séparation entre ces deux puissances, dissemblables, mais également l'œuvre de Dieu, qu'une sécularisation de l'État est funeste aux sociétés et contraire au plan divin. L'hypothèse est que : ^< Quand les gouvernements de la terre veulent faire tout seuls leurs affaires terrestres, l'Église pour cela ne les proscrit ni ne les anathématise. Elle peut regretter quelquefois de ne plus être à même de leur faire autant de bien que sous un autre régime ; mais dès lors qu'ils lui laissent sur les âmes tous ses moyens d'action, elle continue, malgré ce qu'ils appellent leur sécularisation, de les protéger et de les bénir *. »

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