A Droiiyn de Lhuys, 28 juillet
sentait que le pays ne serait reconstitué que lorsqu'elle aurait été résolue dans le sens libéral, car jusque-là il y aurait un empire dans l'empire et le gouvernement ne cesserait d'être en butte à une puissance rivale qui, tôt ou tard, menacerait son existence. Néanmoins il ne suivit pas le conseil de Bazaine qui le poussait à la résoudre immédiatement, seul, avant Tarrivéeprochaine du .Nonce, « les faits accomplis excluant toute discussion ' )). Ne tenant pas assez compte des recommandations de Pie IX, il se flattait d'obtenir des concessions qui eussent mis un terme à la résistance du clergé. Il pressa l'arrivée du Nonce, et comme jusque-là il n'y avait aucune mesure sérieuse à prendre et que d'ailleurs aucun projet n'était prêt, il nomma une commission financière dont fit partie le député français Corta, et une commission de l'armée sous la présidence de Bazaine ; puis il alla, accompagné du commandant français Loysel et escorté par des troupes mexicaines, visiter les provinces de son empire où l'on pouvait se risquer sans trop de péril.
Il laissa à Mexico l'impératrice comme régente (H août). Dans ce voyage de trois mois (11 août 30 octobre 1864) le souverain, qu'on a tant accusé de n'être pas pratique, témoigna d'un instinct pratique supérieur. 11 fît tout ce qu'il fallait faire et vit tout ce qu'il devait voir, les hospices, les prisons, le travail des mineurs dans les mines, se rendit compte de la désorganisation sociale