‹ L'empire libéral; études, récits, souvenirs (volume 2)Chapitre 53 sur 175 · o janvier 186i · texte numérisé non relu

o janvier 186i

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ajouter un bon bout, et qu'au lieu de retirer une partie de notre contingent, il convient de le compléter par l'envoi d'une division : notre cavalerie surtout est trop peu nombreuse. »

Félix Douay exprimait la même opinion. Le maréchal Forey tenu au courant, instruit par sa propre expérience de la réalité des faits, était le véritable interprète de la pensée de l'armée qu'il avait commandée, en demandant lors de la dernière discussion de l'Adresse l'augmentation de l'effectif. Et la cause première de la défaveur militaire de Bazaine, dont la nomination avait reçu tant d'approbation, fut que, par courtisanerie, égoïsme ou aveuglement, il méconnaissait la vérité de la situation et repaissait Napoléon III et ses ministres de dangereuses illusions.

Maximilien et l'Impératrice Charlotte, plus intéressés que personne à la vérité, tout en croyant ou affectant de croire que leur règne se consolidait, sentaient combien la présence de notre armée leur était indispensable. Quand Bazaine parla la première fois à l'Impératrice Charlotte, de rapatrier une portion de nos troupes, elle se récria : on lui annonçait des Belges et des Autrichiens, cela ne la rassurait pas ; elle n'avait confiance que dans les pantalons rouges. « Nous ne tra,verserons pas les premières crises, disaitelle, si le pays n'est pas plus occupé. » Bazaine la rassura, lui affirmant que 25000 hommes suffiraient à achever l'œuvre commencée \

Quelques froissements avaient eu lieu déjà

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