LE DISCOURS DE L'EMPEREUR A L'OUVERTURE DE LA SESSION DE
Le discours du trône s'expliquait sur les questions extérieures : « Dans le conflit qui a surgi aux bords de la Baltique, mon gouvernement, partagé entre ses sympathies pour le Danemark et son bon vouloir pour FAllemagne, a observé la plus stricte neutralité. Appelé dans une conférence à émettre son avis, il s'est borné à faire valoir le principe des nationalités et le droit des populations à être consultées sur leur sort. — Dans le midi de l'Europe, l'état précaire et provisoire qui excitait tant d'alarmes va disparaître. Ce ne sont plus les membres épars de la patrie italienne cherchant à se rattacher par de faibles liens à un petit Etat situé au pied des Alpes, c'est un grand pays qui, s'élevant au dessus des préjugés locaux et méprisant des excitations irréfléchies, transporte hardiment au cœur de la péninsule, la capitale, et la place au miheu des Apennins comme dans une citadelle