‹ L'empire libéral; études, récits, souvenirs (volume 2)Chapitre 68 sur 175 · XXXIL · texte numérisé non relu

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LA (c VIE DE CESAR ». 305

l'existence de sa patrie. Par sa guerre des Gaules, il arrêta le monde germanique en route vers l'Italie, et en mettant entre Kome et eux le rempart gaulois, il retarda de plusieurs siècles la profanation du Capitole.

L'assassinat de celui que Chateaubriand a appelé le plus complet des hommes est donc une scélératesse sans motifs, sans excuses, et, consolation à la conscience humaine, aucune ne fut plus inutile aux fanatiques qui s'en souillèrent. (( Brutus se trompa, dit Sénèque, quand il crut possible la restauration de l'antique Rome, où les anciennes mœurs étaient ])erdues, quand il crut possible de rétablir l'égalité des droits et le respect pour l'ordre légal, après avoir vu tant de milliers d'hommes combattre pour savoir, non s'ils auraient un maître, mais quel serait ce maître : non an servirent sed utri\ Le peuple le lui démontra en bridant sa maison et celle de ses complices. Montesquieu reprend l'observation de Sénèque. « Il était tellement impossible que la Répubhque pût se rétablir, qu'il arriva ce qu'on n'avait jamais encore vu : qu'il n y eut plus de tyran et qiiil ny eut plus de liberté, car les causes qui l'avaient détruite subsistaient toujours- ». C'est déjà le magis sine domino quant in liber ta te de Tacite.

Le Sénat mit les assassins, dont le peuple demandait justice, à l'abri des lois par une amnistie, mais il déclara en même temps leur culpa-

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