‹ L'empire libéral; études, récits, souvenirs (volume 2)Chapitre 7 sur 175 · juillet · texte numérisé non relu

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tout pour l'Angleterre, elle n'aurait pas à combattre seulement le Danemark. » De même Russell, oubliant qu'il avait lui-même déchiré le principe de l'intégrité du Danemark par sa note du 24 septembre 1862, proposa à Drouyn deLhuys une entente pour avertir la Prusse et l'Autriche que les deux cabinets considéreraient tout acte de nature à affaiblir l'intégrité et l'indépendance du Danemark comme en contradiction avec le traité de 1852, dont elles avaient été les signataires. C'eût été recommencer les puérilités de l'afTaire de Pologne. Cette fois Drouyn de Lhuys ne s'y laissa pas prendre : « Ètes-vous disposés, répondit-il, à appuyer vos conseils, s'ils sont dédaignés, par des mesures énergiques, nous sommes prêts à vous écouter; mais si après avoir reçu un camouflet russe, vous allez en chercher un allemand, nous ne vous suivrons pas ; allez seuls ^ » Russell alla seul et reçut son camouflet : la Diète délibérait lorsque arriva sa dépêche ; on en donna lecture et on vota (1^'' octobre 1863) l'exécution fédérale qu'elle déconseillait par 14 voix contre 9, et on chargea la Saxe et le Hanovre, soutenus s'il y avait heu par la Prusse et l'Autriche, de l'opérer.

Le cabinet danois, croyant au sérieux des démonstrations de Palmerston et de Russell, brava ouvertement la Diète, et obtint du roi la convocation d'un Risgraad extraordinaire auquel il soumit, pour en finir, une nouvelle loi fonda-

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