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mentale sur les affaires communes du royaume et du Sleswig. a Nous espérons, dirent les ministres, amener ainsi une entente avec l'Allemagne. Si cependant cet espoir ne se réalisait point, nous sommes résolus à maintenir notre indépendance contre toute attaque et nous sommes convaincus que nous ne serons pas seuls dans cette défense. » (26 septembre 1863.) « Nous ne serons pas seuls » ne pouvait viser la France qui avait, dès le début, déclaré qu'il lui était matériellement impossible d'intervenir. C'était une allusion aux discours de Palmerston et les promesses de Menderstrôm.
Le projet de constitution commune au royaume et au Sleswig fut violemment attaqué par le négociateur des traités de 1852, Bluhme. u II violait, dit-il, ces traités, car s'il n'opérait pas Tincorporation du Sleswig, il la préparait. » Le vote parut un instant douteux : il suffisait, pour le rejet d'une loi constitutionnelle, du tiers des voix; mais Hall, qui était le premier orateur du Parlement, posa la question de confiance et la Constitution fut votée en troisième lecture par 40 voix contre 16, au milieu des acclamations des tribunes (13 novembre 1863).
Frederick VII agonisait depuis plusieurs jours déjà au château de Glucksbourg ; il mourut le 15 novembre, à l'âge de cinquante-cinq ans, d'un érysipèle qui s'était rapidement étendu sur la figure et la tête, avec une fièvre violente et un transport continuel au cerveau. A défaut de son oncle Ferdinand, estimé pour sa bonhomie
et son attachement aux mœurs nationales, mort subitement quelques mois auparavant, l'héritier était, selon le traité de Londres, Christian de Glucksbourg, mari de la princesse de Hesse.