LA FIN DE LA REGENCE ET DE LA SESSION DE
Cet incident ne ralentit pas l'activité de la Régente. Elle releva les journaux des avertissements prononcés contre eux; elle continua à veiller à l'expédition des affaires et à suivre les débats du Corps législatif. On avait proposé un emprunt de 350 millions pour travaux extraordinaires destinés à compléter l'outillage national. Une des principales ressources par lesquelles on se proposait de pourvoir à ces dépenses était l'aliénation des forêts de l'État jusqu'à concurrence de cent millions. Dans le comité secret et dans les bureaux, Chevandier de Valdrôme, forestier passionné etcompétent, combattit cette aliénation dans un discours nourri de faits et d'une logique serrée. Segris attaqua la proposition de travaux extraordinaires entrepris avec le capital national : il n'admettait des travaux extraordinaires qu'à l'aide des économies sur les revenus. La commission nommée, dont je fis