‹ L'empire libéral; études, récits, souvenirs (volume 2)Chapitre 85 sur 175 · LA FIN DE LA RÉGENCE ET DE LA SESSION · texte numérisé non relu

LA FIN DE LA RÉGENCE ET DE LA SESSION

Mée, que Roiiher et moi nous dûmes intervenir successivement. Grâce à l'autorité de Kouher, la loi n'eut au vote que 18 opposants '.

A l'occasion d'un projet de loi sur les préfectures, 75 députés proposèrent que le préfet ne présidât pas le conseil de préfecture quand il jugeait en matière contentieuse^ Rouher objecta que ce serait un acheminement à l'abolition de la justice administrative; à mes yeux c'était un de ses mérites. La juridiction administrative est une injustifiable anomalie : on ne voit pas pourquoi l'État ne trouverait pas des garanties suffisantes dans les tribunaux qui statuent sur les litiges privés. Il en est ainsi en Italie, c'est une des supériorités de la législation de ce pays sur la nôtre.

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Le voyage de l'Empereur en Algérie s'était accompli dans les meilleures conditions, au milieu de l'enthousiasme des colons et des indigènes gagnés par les bonnes assurances qu'ils avaient également reçues. Aux colons il avait dit : « Je viens au milieu de vous pour connaître moi-même vos intérêts, seconder vos efforts et vous assurer que la protection de la métropole ne vous manquera pas. Ayez foi dans l'avenir. » —

i. Séance du 23 mai 1865. Magnin et Garnier-Pagès votèrent pour; tous, les autres membres de la gauche s'abstinrent.

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