Séance du 26 mai 186o
yOS L'EMPIRE LIBERAL.
Aux indigènes : « J'ai irrévocablement assuré dans vos mains la propriété des terres que vous occupez; j'ai honoré vos chefs, votre religion; mais c'est à la condition que de votre côté vous respecterez ceux qui représentent mon autorité. » Il était particulièrement touché des duretés dont leB Arabes étaient les victimes : « Ils devaient, dans l'origine, écrit-il à Randon, payer l'impôt en nature, on l'a converti en argent et aujourd'hui que l'hectolitre de froment vaut 18 francs, on le leur compte 22 francs. Voilà la justice fiscale ! Et puis on veut qu'ils nous adorent^' »
Son premier mot à Vaillant fut : « Le Génie ci^t le génie malfaisant de l'Algérie. — Pauvre Génie! s'écrie Vaillant navré; cependant quel zèle! quel dévouement ces pauvres officiers du Génie ont montré en Algérie depuis 35 ans! » L'Empereur formula les idées que lui avait inspirées son voyage dans une lettre à Mac-Mahon (20 juin) : « Je n'ai pas la prétention d'inaugurer un système nouveau; je me propose seulement de trancher quelques questions fondamentales, de les écarter à jamais de la controverse et de tract' r en même temps un programme qui se compose presque exclusivement de règles de conduite à l'adresse des administrateurs de tous les degrés. Mon programme se résume en peu de mots : gagner la sympathie des Arabes par des bienfaits positifs, — attirer de nouveaux colons par des exemples de prospérité réelle parmi les
i. Au maréchal Randon, 6 mai 1865.