Séance du 2 juin
lissent un horizon sans nuages. Eh bien! qu'il me permette de le lui dire, le gros mot prononcé par iM. Thiers n'est qu'un éclair de chaleur oratoire; il n'ébranlera à aucun degré la solidité, la force et la puissance des finances françaises \ »
L'opposition recommença ses dissertations sur la liberté de la presse, le Mexique, l'instruction publique, la liberté. Ces rabâchages sont une nécessité de l'action politique, mais l'Histoire ne les recueille pas, sinon quand ils se rattachent à un événement important, parce qu'elle les trouve fastidieux.
Le projet d'emprunt de 260 millions par la Ville de Paris suscita les critiques habituelles. Les dépenses projetées, consistant en travaux dans la banlieue annexée, étaient justifiées; les excédents annuels de recettes suffisaient largement aux annuités. Néanmoins on contesta, et cette fois à Ernest Picard, dont c'était la spécialité, s'unirent Berryer et un député de la majorité, Millon. Entraver cette admirable œuvre de l'embellissement, de l'assainissement de Paris, à laquelle il n'est personne aujourd'hui qui ne rende hommage, était alors le sûr moyen de gagner la popularité. Pour être juste et surtout instructif, à côté des erreurs des gouvernements il faut noter les sottises elles iniquités des oppositions, et, compte fait, je ne sais de quel côté penche le plateau de la balance. — La session fut close le 4 juillet 1865.
i. Séance da G juin 1865.