De La Marmora à Nigra, 4 août
la France de ne pas permettre que l'Autriche retrouve le terrain perdu en Italie. » Jusque-là, Drouyn de Lhuys avait exprimé les pensées de l'Empereur, l'ami quand même de l'Italie; il laisse reparaître ses sentiments personnels d'ami de l'Autriche dans la suite de ses propos : « Je vous conseille la prudence. Ne vous pressez pas de vous compromettre. Qui sait? l'Autriche tentera peut-être de s'entendre avec vous. Metternich a fait déjà quelque ouverture pour un arrangement commercial : il ne s'agit que de mieux régler les rapports entre la Vénétie et la frontière italienne, mais la chose ne s'arrêtera peut-être pas là. »
La Marmora retint surtout de ce langage l'expression de la bienveillance impériale, sans s'arrêter aux perspectives d'accord autrichien ouvertes par Drouyn de Lhuys, et, le 15 août, il autorisa Usedom à télégraphier « Yassurance que si la Prusse entreprenait une grande guerre contre l' Autriche, V Italie y prendrait part, »
Cette dépêche arriva à Bismarck (15 août 1865) au lendemain de la signature de la Convention dite de Gastein.