Citation de Muniz
(( Nous n'opposâmes aucun obstacle à ses intrigues dans la presse et le Congrès; nous ne rompîmes avec aucun des amis et des collègues qui avaient embrassé sa cause; nous ne contribuâmes en rien à l'échec d'un dessein qu'il ne faut imputer qu'à son absence de tact, à son impatience, et à sa confiance en des hommes inutiles ou discrédités \ » En Europe, on ne pensait pas plus favorablement. Le cardinal Antonelli disait que (i cette combinaison était une de celles qui seraient vues avecleplus de déplaisir par le Saint-Siège-. » A Londres, le principal secrétaire d'État fit connaître à l'envoyé d'Espagne qu'il considérerait le choix de Montpensier comme le plus funeste que pût faire l'Espagne, et comme le signal de la guerre civile. Tessara répondit qu'en ce cas la guerre civile n'était pas à redouter, attendu que le duc ne comptait pas de parti sérieux dans la péninsule, et que, très certainement, le peuple espagnol consulté lui préférerait la République \
A défaut de tout autre appui, les partisans de Montpensier eussent voulu lui acquérir celui de Bismarck. Goltz vint un jour, au nom même de son chef, informer l'Impératrice que Rancès, am-
1. ZoRiLLA, p. 24. V. Supplément. Muniz. Apuntes historicos. sobre la Revolucion de 1868, tome II, p. 51.