‹ L'empire libéral; études, récits, souvenirs (volume 3)Chapitre 143 sur 165 · Bernhardi, Mémoires, t. IX, p · texte numérisé non relu

Bernhardi, Mémoires, t. IX, p

2. Dans les mémoires de Bernhardi silence sur cette mission; un seul mot très significatif indiquant qu'il l'avait reçue : « o avril 1869. Je dois maintenant partir pour l'Espagne et m' arrêter quelque temps à Paris pour voir les événements qui s'y passent, Keudell attache de l'importance à ce que je m'arrête là, et il exprime même la pensée qui lui traverse l'esprit s'il n'aurait pas mieux valu que je fusse envoyé à Paris. » (T. VIlï, p. 424.)

Fernand. L'Empereur seul ne serait pas satisfait de cette combinaison (y no habria mas que el Emperador que no gustara de esta combinaciôn), il la goûterait plus que celle de Montpensier et n'osera pas s'y opposer ouvertement. » Il s'offrait à servir d'intermédiaire auprès du Hohenzollern si Prim acceptait l'ouverture ^

Un autre jour, le marquis Oldoini, ministre d'Italie, diplomate retors, autrefois attaché à la légation italienne de Munich, en 1866, dit au marquis de Niza, Portugais fort intelligent, ami et auxiliaire de Los Rios auprès de don Fernand, dans des termes identiques à ceux de Seyssal : « Pourquoi ne profiteriez-vous pas de vos relations avec Prim pour proposer le prince de Hohenzollern ? Cette combinaison plairait à don Fernand ; l'Italie la verrait de bon œil et l'appuierait en Prusse, si cela était nécessaire. » Il protesta qu'il exprimait son opinion personnelle, non celle de ministre d'Italie. « Je connais bien les Italiens, écrivait le marquis de Niza à Los Rios, en lui communiquant cette conversation, et surtout celui-ci. Je crois bien qu'il s'agit d'une leçon apprise avec Seyssal". »

Dans une autre conversation, Oldoini revint sur ce sujet. Il n'avait aucune instruction, si ce n'est d'approuver la désignation de don Fernand, et il savait que son gouvernement appuierait toute combinaison de nature à garantir

Page 1