‹ L'empire libéral; études, récits, souvenirs (volume 3)Chapitre 19 sur 165 · Sybel le consLale,' t. VI, p · texte numérisé non relu

Sybel le consLale,' t. VI, p

didature d'un prince italien, Guillaume déclina l ouverture, disant qu'il n'interviendrait pas dans les affaires espagnoles, sinon avec les autres puissances ^ Bismarck, du moins dans son langage officiel, s'exprimait de même. 11 s'était rendu à Varzin pour soigner un commencement de pleurésie et le Reichstag s'était clos en son absence (20 juin). Une chute de cheval le tint encore quelque temps éloigné des affaires. Mais en septembre il les reprit et lorsque, plus lard, Clarendon vint à Berlin pour s'informer, il le chargea d'assurer Napoléon III de ses bonnes dispositions et de lui affirmer qu'il n'avait été pour rien dans la révolution d'Espagne. Clarendon eut avec l'Empereur à son retour à Paris les conversations confidentielles qu'on a avec un ami, et il lui transmit les assurances de Bismarck. Mais TEmpereur n'accueillait plus qu'avec défiance ce qui venait de Berlin et sans s'arrêter à ce qui avait trait à l'Espagne, il répondit aux propos pacifiques que lui envoyait Bismarck « qu'il ne conserverait la paix que si la Prusse respectait la situation actuelle : au cas où le Sud entrerait dans la Confédération du Nord, les canons français partiraient tout seuls » . L'homme d'État anglais rendit compte à la Reine de cette conversation, et la Reine, selon son habitude de considérer les intérêts de l'Allemagne comme siens, communiqua sa dépêche au roi de Prusse, qui naturellement en instruisit aussitôt

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