juillet 1869. \oir Empire libéral, t. IX, p
Paris où Bratiano s'était flatté d'avoir dissipé les métiaiices, il le rappela aux affaires. Le ministre remis en fonctions recommença ses anciens errements et reprit son allure agressive contre l'Autriche et la Porte. 11 mécontenta encore l'Europe par la tolérance qu'il semblait accorder à une persécution cruelle contre les Juifs. La France se plaignit de ces violences, l'Autriche des excitations aux Transylvaniens, la Porte des encouragements à l'insurrection bulgare. Le Prince passait la parole à Bratiano pour se défendre, et celui-ci, qui savait pratiquera merveille le cynisme révolutionnaire, niait même l'évidence, a Sans doute les populations n'aimaient pas les juifs et parfois les brutalisaient, mais le gouvernement les protégeait. Les armements de la Roumanie étaient purement défensifs. Ce qu'on racontait de prétendues bandes destinées à envahir la Bulgarie, pures calomnies. —Vous voyez, disait le Prince, que vous accusez mon ministre à tort. Je suis bien fâché qu'il vous déplaise, mais je ne le renverrai pas. — (( L'Autriche et la France, écrivait-il au Kronprinz, me font des reproches amers de ce que je tienne à un ministre si révolutionnaire; mais cela m'est indifférent, je ne subirai jamais l'influence de l'étranger'. >. Et Bratiano, superbe et confiant, continuait sa propagande.
Sur ces entrefaites le prince Napoléon, dans un voyage tout privé qu'il faisait à Constanti-