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nople, s'arrêta à Bucharest. L'enthousiasme national pour la France s'était donné carrière ; de toutes parts on lui jetait des fleurs; les hourrahs ne prenaient pas iin. (( iMais, écrit le prince Charles, tout cela le laissait froid; il saluait à peine et ne disait pas un mot aux personnes qu'on lui présentait, ne remerciait pas les dames qui lui tendaient des bouquets; il semblait presque que toutes ces amabilités l'impressionnaient désagréablement \ » Il scandalisa fort dans la visite d'un monastère voisin en s'écriant : a Ces gredins-là ne font rien! » Il n'eut d'attentions que pour Bratiano qui vit dans ces amabilités un encouragement.
Cependant les plaintes des puissances continuaient. Beust, soufflé par Andrassy, dit : « Si M. Bratiano peut, sans compromettre sa popularité, s'humilier devant les puissances, c'est à la condition de relever la tête devant la Porte. Mais si la Porte l'oblige à baisser la tête par la menace d'une répression armée, il perdra toute sa popularité et devra disparaître. » Et il conseilla à Constantinople de menacer le Prince d'une intervention armée. La Porte accueillit avec empressement la suggestion. Elle était exaspérée contre Bratiano. « Il marche, disait Aali, à une déclaration d'indépendance; celle de la Boumanie amènerait celle de la Serbie, de la Bosnie et de la Bulgarie; ce serait la mort de l'Empire. Si Bratiano venait à proclamer l'indé-