‹ L'empire libéral; études, récits, souvenirs (volume 3)Chapitre 47 sur 165 · Gramont à Moustier, 20 novembre · texte numérisé non relu

Gramont à Moustier, 20 novembre

s'armer contre la Prusse. Il avait pris en main, pour s'assurer le concours des forces morales, le drapeau du libéralisme allemand ; il choyait la Russie, en obtenait de bonnes paroles, et surtout il mettait ses soins à se rapprocher de l'Italie.

La situation du ministère Menabrea en Italie était alors très difficile. Les finances détestables nécessitaient des sacrifices qui écrasaient des populations autrefois heureuses; malgré la promesse du Roi de ne proposer aucun impôt nouveau, celui sur la mouture avait été rétabli, et avait provoqué des troubles graves dans l'Emilie. L'agitation sur la question de Rome continuait dans la presse et au Parlement et venait de prendre une acuité nouvelle à la suite de deux exécutions capitales, dernière conséquence des troubles de Mentana.

h'Osseroatore Romano du 24 décembre 1868 racontait l'exécution de Monti et Tognetti, les deux garibaldiens qui avaient fait sauter la caserne Serristori * : « Après la messe de communion, et une collation, ils entendirent une troisième messe, et furent conduits au lieu du supplice. Leur attitude était édifiante, Monti fît demander au colonel Charette la permission de le voir pour lui demander pardon de l'offense

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