‹ L'empire libéral; études, récits, souvenirs (volume 3)Chapitre 54 sur 165 · Ordonnances du 17 septembre et du 7 nov · texte numérisé non relu

Ordonnances du 17 septembre et du 7 nov

trict en temps de paix ses recrues, ses réservistes, ses chevaux de complément, sauf la Garde qui recevait ses recrues et ses réservistes de l'ensemble du territoire, tout ce qui était nécessaire pour habiller, équiper, armer les hommes rappelés était disposé dans chaque corps.

Le mode et la marche des opérations étaient prévus d'avance et précisés pour chaque journée. Les commandements de district de bataillons de la landwehr, chargés d'établir les ordres d'appel, devaient avoir toujours leurs états au courant, être pourvus du nombre nécessaire d'ordresd'appel afin qu'ils n'aient plus qu'à les remplir, timbrer et expédier par la voie la plus rapide au Landrath (sous-préfet) chargé de les faire parvenir aux intéressés. Ce service avait fonctionné régulièrement en 1866. On le perfectionna dans les détails, de manière à le rendre plus expéditif encore et à réduire à 20 jours le délai nécessaire à son achèvement.

En ce qui concerne l'armement de l'infanterie et de l'artillerie, on procéda comme à l'égard du système de la mobilisation. On s'en tint à ce qui avait existé en 1866, se contentant de chercher des perfectionnements de détail. Le Roi disait à Stoffel : « Notre fusil est loin de la perfection. Nous cherchons une modification qui nous donne une vitesse initiale plus grande et,

s'il se peut, liq chargement plus prompt. On m'en a proposé plusieurs, mais je n'ai pu me décider à en adopter aucun; c'est une grosse affaire de transformer un million de fusils quand il n'est pas évident que la modification proposée présente un avantage incontestable. » En attendant qu'on eût trouvé un modèle meilleur, on décida ^ la transformation du fusil à aiguille et de la cartouche d'après le système Beck, dont le projectile avait plus de justesse et la culasse perfectionnée accroissait la rapidité du tir.

On discuta sur la valeur de l'acier pour les canons. Pendant la campagne de 1866 des canons de 8 c. de ce métal avaient éclaté. La confiance de l'artillerie dans son arme avait été ébranlée. Des «ssais et des études furent ordonnés pour se rendre compte de la cause des accidents. Il en résulta qu'ils devaient être attribués à une défectuosité dans le mode de fermeture, et il y fut remédié par l'adoption, pour les pièces qui ne l'avaient pas, de la fermeture à verrou. Dès lors aucun éclatement ne se produisit. Néanmoins un très grand nombre d'artilleurs persistèrent à croire que le vrai remède devrait être dans le retour au bronze, et Stoffel ' annonça que la commission d'essai avait été unanime à le conseiller, que le Comité supérieur d'artillerie venait d'approuver Tavis de cette commission d'essais, que la décision de l'inspection générale n'était pas douteuse et que l'on n'attendait plus que la sanc-

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