‹ L'empire libéral; études, récits, souvenirs (volume 3)Chapitre 74 sur 165 · Précis, ch. 7, art · texte numérisé non relu

Précis, ch. 7, art

ques et les cuirasses qu'elle portait au xv° siècle. Si la défensive a un certain avantage au premier moment, elle jette ensuite celui qui s'y confie dans des difficultés presque insurmontables d'exécution ; elle laisse à l'assaillant, ce qui est souvent d'un poids décisif, l'initiative du moment et du point de l'attaque ; elle déshabitue les troupes, immobilisées derrière des couverts, de la pratique des contre-attaques, et elle tourne invinciblement à la défense purement passive. On a beau leur prescrire, quand l'ennemi est décimé, de le poursuivre, ils ne jugent jamais ce moment arrivé et trouvent plus commode de rester abrités dans leur défensive, perdant ainsi l'occasion de pousser à bout l'avantage de leur feu. La défensive ne permet pas les rapides concentrations et les vigoureuses initiatives qui assurent des succès même à des forces inférieures; elle amoindrit la valeur individuelle du combattant ; elle déprime ses forces morales. L'offensive reste donc l'instrument nécessaire de la victoire; l'emploi des armes à chargement rapide doit induire à en changer la méthode, non à y renoncer.

Tel ne fut pas l'avis qu'adopta Niel. Il se rangea à la défensive. — Au lieu d'aller à l'ennemi « il faut l'attendre, l'écraser sous un feu meurtrier, et ne s'élancer en avant que pour F achever, lorsqu'il aura été entamé par Faction combinée de la niousqueterie et de F artillerie^ . Notre fusil,

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