‹ L'empire libéral; études, récits, souvenirs (volume 3)Chapitre 75 sur 165 · Observations sur rinstruciion sommaire pour les com · texte numérisé non relu

Observations sur rinstruciion sommaire pour les com

disait-on à l'appui de ce précepte, a une portée efficace de mille mètres, tandis que le fusil prussien n'en atteint pas cinq cents. L'ennemi, en marchant à nous, aura à traverser une zone de cinq cents mètres, pendant lesquels nous le faucherons sans qu'il puisse nous atteindre. Attendons-le donc au lieu de le chercher. » Pour mieux dresser notre soldat à cette combinaison on Finstruisit à s'immobiliser, même sur le champ de bataille, dans des tranchéesabris, à se barricader au lieu de s'élancer, et « à se couvrir de retranchements comme d'une véritable cuirasse * ». De ce qui n'avait été qu'une ressourceprécieuseréservéeaux cas exceptionnels où l'attente défensive s'impose, Niel fit le moyen ordinaire de combat.

Et, coïncidence douloureuse, pendant que le maréchal abandonnait notre vieille tactique traditionnelle, l'on répandait partout dans l'armée prussienne la brochure d'un de ses chefs les plus éminents, le prince Frédéric-Charles ^ qui l'exaltait et la recommandait à ses officiers comme la meilleure manière de triompher de nous. Selon lui « la tactique des Français consiste simplement à ce que le soldat marche toujours en avant. La forme sous laquelle le mouvement s'exécute leur est indifférente. Cette forme se trouve, et elle diffère suivant les fautes de l'en-

bats, p. 17. — Observations sur le service de l'artillerie en campagne, pages 45 et 61.

Page 1