De Benedetti à La Valette, 29 janvier
adjoindre à cette réunion Frossard, Soleille, de Failly, Lebrun et Ladmirault, s'il est à Paris. » (8 mars 1869.)
Le résultat de l'enquête fut : « Nous sommes prêts. » Et Niel ne cessa de le répéter et de l'affirmer en toute occasion : « Sire, dit-il un jour en conseil, vous avez la plus belle armée du mondée» Un autre jour (avril 1869) l'Impératrice étant survenue pendant qu'il travaillait avec l'Empereur, il lui rappela que depuis deux ans elle stimulait son zèle et le pressait de mettre notre armée en état de se mesurer avec celle de l'Allemagne, puis ajouta : « Je me suis conformé à vos désirs, Madame, je suis prêt et vous ne l'êtes pas". » 11 le dit encore au Conseil d'État : a Vous me demandez si nous sommes prêts. Nous sommes tellement prêts qu'il faut être trois fois sage pour ne pas déclarer la guerre\ » Il le dit à la Commission du budget : Après avoir présenté un tableau saisissant de la force prussienne, décrit ses soldats exercés avec rage, ses officiers réunis presque tous les soirs chez le prince Frédéric-Charles ou chez le Prince royal, fumant et buvant de la bière en parlant de la guerre contre la France, il montre la Prusse, accroupie comme une panthère, prête à s'élancer à notre gorge : dernièrement on avait saisi sur les bords de la Marne un pêcheur à un endroit