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APRES L'ŒUVRE DE NIEL. 35î
Et encore : « Aujourd'hui, que nous soyons a
LA PAIX ou A LA GUERRE, GELA NE FAIT ABSOLU- MENT RIEN AU MINISTRE DE LA GUERRE, IL EST
TOUJOURS PRÊT. — Je ne veux pas répéter ce que j'ai dit plusieurs fois, comment Tarmée peut entrer en huit jours sur le pied de guerre et avoir 600 000 hommes bien armés et aguerris. Il n'y a qu'un ordre à donner. Nous sommes en mesure de mettre sur pied en sept ou huit jours, même à l'improviste, une armée de 400 000 hommes. — N'est-ce pas une force énorme^ pour un pays comme la France, de savoir que si les rirconstances changeaient., toutes ses forces militaires sont prêtes, quil /jeut être parfaitement tranquille ^ qu'il peut se livrer à son commerce, à son industrie, en toute sécurité et laisser ses voisins faire de la politique au point de vue de la guerre ; car il sait quil ne sera pas pris au dépourvu et que, si le moment de combattre venait, tout le inonde serait prêt. Cette nouvelle sera une bonne nouvelle pour le pays ^ »
Le Journal Officiel résumait toutes ces déclarations : « L'histoire dira avec quelle activité, quelle persévérance, quelle force de volonté, quelle merveilleuse fécondité de ressources le maréchal Niel, entrant profondément dans la pensée de l'Empereur, est parvenu à résoudre ce problème, jusqu'alors réputé insoluble, de doubler les forces militaires de la France, non seulement sans augmenter ses charges en temps de