‹ L'empire libéral; études, récits, souvenirs (volume 4)Chapitre 101 sur 173 · Palmerston à Bloomfield, 27 novembre · texte numérisé non relu

Palmerston à Bloomfield, 27 novembre

n'existait déjà plus. Nous nous débattîmes longtemps ainsi entre deux impossibilités, cherchant des atténuations et les rejetant, reculant devant le parti décisif, puis y étant invinciblement ramenés. Hésitations, ont dit ceux qui n'ont jamais connu les angoisses des lourdes responsabilités : « Non, répond Frédéric, incertitudes qui précèdent tous les grands événements \ »

Enfin nous fûmes forcés de nous avouer qu'une résignation serait avilissante, que ce qui s'était passé à BerHn constituait une déclaration de guerre, qu'il ne s'agissait plus que de savoir si nous courberions la tête sous un outrage ou si nous la relèverions en hommes d'honneur, ïl ne pouvait pas y avoir un doute, et nous décrétâmes le rappel des réserves (4 heures). Le Maréchal se leva aussitôt pour aller au Ministère exécuter notre décret. ïl avait à peine fermé la porte qu'un scrupule le saisit. 11 rentre, et dit : u Messieurs^ ce que nous venons de décider est très grave; mais on n'a pas voté. Avant de signer le rappel des réserves je réclame un vote nominatif. » Il nous interrogea lui-même, l'un après l'autre, en commençant par moi et en finissant par l'Empereur. Notre réponse fut unanime. « Maintenant, dit le Maréchal, ce qui va se passer ne m'intéresse plus. » Et il se rendit au Ministère où il fit préparer les ordres pour le rappel des réserves (4 h. 40).

Alors j'offris à l'Empereur un moyen suprême

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