A. Granville, 14JuilleL
a plus qu'une déclaration possible et honorable : la déclaration de guerre. » — (Paul de Cassagnac.) Le Soir : « Nos lecteurs n'attendent pas de nous un article de situation. Un affront public a été fait à notre ambassadeur. Il n'est pas un Français qui ne ressentira l'injure. Tous les cœurs seront unis pour exiger et obtenir une réparation éclatante. » — (Clément.) « Tout est à la guerre! » s'écriait triomphalement le maréchal Vaillant dans son carnet.
Les boulevards présentaient l'aspect des jours de fête publique : « même affluence, même curiosité, même entrain ; la circulation des voitures était impossible, elles omnibus durent changer leur itinéraire. De tous les côtés on entendait les cris de : Vive la guerre! A Berlin! Autant la possibilité d'un arrangement avait produit de déception, autant la rupture des négociations était accueillie avec une animation fiévreuse. Chacun respirait comme délivré d'une incertitude oppressive ^ » Une bande nombreuse, qui s'accroissait ou diminuait dans sa marche, venant de la Bastille, remonta le boulevard, drapeau en tête, aux cris de : Vive la France! entonnant le Chant des Girondins et la Marseillaise. Les cris de : « Vive l'Empereur! Vive l'Armée! Vive la France! » se mêlaient à ces chants. Les applaudissements des cafés et des maisons particulières y répondaient. Quelques individus, ayant voulu protester, étaient malmenés. Boulevard Beaumarchais,