Un mot sur la réorganisation de l'armée, p
3. Il a reproduit dans son testament, publié par lui après la guerre, ce propos : « Gomme dans les guerres précédentes, on part àr Fimpromptu dans ce pêle-mêle traditionnel que j'ai dépeint ailleurs. Je sais que notre désordre français, se heurtant à l'ordre allemand qui est compassé, nos chances de premier succès sont considérables et c'est beaucoup. Mais les Allemands, soutenus parle sentiment public, seront tenaces, et je n'ai qu'une confiance relative dans le renouvellement longtemps contenu de nos efforts. » (Trochu, L'Empire et la défense de Paris, p. 541).
fautes d'organisation qu'on peut commettre n'empêcheront pas qu'elle soit l'armée française^ » — (( Je ne crois pas, observa Guéroult, que M. Thiers, eût-il été aux affaires, eût réussi à empêcher l'unité allemande, ni l'unité italienne. » Il interrompit vivement : « Si, Monsieur! )^ Guéroult reprit : « Qu'il me permette de lui dire que cette prétention de se mettre au travers de la volonté de toute une nation est audessus des forces de la politique". » Et Thiers de répliquer: a Elle n'est pas au-dessus de l'armée française! » En juin 1870, il disait : << Nous sommes forts et imposants. » Et il exprimait sa pleine confiance dans le chef de l'armée, le maréchal Le Bœuf. En général, les pronostics effrayés contituaient, non moins que les assurances de son patriotisme, de sa sincérité, de sa fatigue, un des lieux communs de son éloquence ; chaque fois qu'on n'a pas été de son avis, il a annoncé la fin de la France. Contre cette habitude, il n'a jamais proféré moins de prédictions sinistres que dans son discours du 15 juillet 1870. Il a, il est vrai, parlé de l'imprudence de la guerre et vaguement indiqué des périls, mais il ne faisait allusion qu'à la possibilité d'une extension de la guerre dans l'Europe entière. Il n'a pas prononcé un mot qui, de près ou de loin, indiquât un doute sur notre préparation militaire. Craignait-il d'encourager l'ennemi par